Face à la hausse des prix de l’énergie et aux enjeux environnementaux, le solaire séduit de plus en plus de particuliers. Mais entre autoconsommation, revente, aides financières, fiscalité ou encore solutions de stockage, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver.

Cet article vous aide à comprendre le contexte actuel du photovoltaïque résidentiel (installations de 0 à 9 kWc) et vous donne les clés pour bien vous lancer : fonctionnement de l’autoconsommation, dispositifs d’aides, points de vigilance pour éviter les arnaques et conseils pratiques. Découvrez comment faire du solaire un investissement rentable et durable pour votre foyer.

Avant de vous engager dans un projet photovoltaïque, adoptez le bon réflexe : contactez Rénofuté !

Service public neutre et gratuit, Rénofuté vous informe et vous accompagne dans votre projet solaire. Nous vous aidons à le définir, à vérifier vos devis et à comprendre les démarches essentielles pour consommer une énergie renouvelable produite chez vous.

⚠️ Restez vigilant face au démarchage abusif
Si vous recevez des appels, SMS ou e-mails vous annonçant que vous êtes éligible à des « panneaux solaires gratuits« , soyez prudent. Les dispositifs financiers existants sont encadrés et limités : aucune installation n’est gratuite.
En cas de doute, prenez le temps de nous contacter avant de signer un devis. Cela peut vous éviter de mauvaises surprises et vous protéger contre des pratiques commerciales trompeuses.

Panneau photovoltaïque ou panneau solaire ?

Un panneau photovoltaïque transforme la lumière du soleil en électricité grâce à des cellules en silicium. Cette électricité peut être utilisée dans votre logement (autoconsommation), stockée dans une batterie ou injectée sur le réseau. On parle souvent de “panneaux solaires” pour désigner ces équipements. En réalité, le terme précis est photovoltaïque lorsqu’il s’agit de produire de l’électricité.

Un panneau solaire thermique utilise la chaleur du soleil pour produire… de la chaleur. Il sert principalement à chauffer l’eau sanitaire (douche, vaisselle) ou à alimenter un système de chauffage. Dans cet article, nous parlons des panneaux photovoltaïques quand on parle des panneaux solaires.

Puissance crête (kWc)

C’est la puissance maximale qu’un panneau solaire peut délivrer en électricité. La puissance d’une installation est généralement dimensionnée pour couvrir le talon de consommation du foyer (quantité d’énergie minimale consommée en permanence par le foyer).

Productible (kWh/kWc par an)

C’est la quantité d’électricité que devrait théoriquement produire un système photovoltaïque en fonction de sa localisation (équivalent d’heures annuelles de fonctionnement). Il varie selon la puissance, la localisation, l’orientation/l’inclinaison des panneaux et les ombrages.

Production (kWh par an)

C’est l’énergie produite annuellement par le panneau solaire. C’est le produit de la puissance crête et du productible.

Taux d’autoconsommation

La part de la production solaire que vous consommez vous-même.

Taux d’autoproduction

La part de la consommation électrique couverte par vos panneaux.

L’autoconsommation d’une installation photovoltaïque consiste à consommer directement l’électricité produite par ses propres panneaux solaires. Concrètement, votre installation produit de l’électricité en journée. Cette électricité alimente en priorité les appareils en fonctionnement dans votre logement (réfrigérateur, box internet, lave-linge, pompe à chaleur, etc.). Vous achetez donc moins d’électricité au réseau. S’il y a un surplus (production supérieure à vos besoins), vous pouvez l’injecter sur le réseau (avec ou sans revente) ou la stocker dans une batterie. Si votre production est insuffisante (la nuit ou par mauvais temps), vous continuez à consommer l’électricité du réseau.

Pourquoi choisir la formule de l’autoconsommation ?

  • Réduire votre facture d’électricité
  • Se protéger en partie contre la hausse des prix
  • Valoriser votre logement
  • Produire une énergie renouvelable locale

En maison individuelle, on parle le plus souvent d’autoconsommation individuelle avec vente du surplus : vous consommez ce dont vous avez besoin et vous revendez l’excédent non utilisé.

Pour des installations sur toitures ou ombrières, faire appel à un installateur qualifié ou certifié vous permet de bénéficier d’un contrat d’obligation d’achat pour la vente de surplus (part de l’énergie non-autoconsommée injectée sur le réseau) ainsi que d’un versement d’une prime à l’investissement. Ce dispositif est cadré par l’arrêté tarifaire « S21 » (remis à jour tous les trimestres). Depuis début 2025, ces bénéfices ont cependant été divisés par trois (de 12 c€/kWh à 4 c€/kWh pour la vente de surplus). La vente totale a été par ailleurs supprimée.

Un ménage moyen paie sa facture d’électricité entre 20 et 21 c€/kWh. Vous avez donc tout intérêt à autoconsommer la production photovoltaïque en transformant vos usages : déplacez vos consommations en journée pour profiter du pic de production photovoltaïque !

L’installateur agréé se charge également de la réalisation des démarches administratives (autorisations d’urbanisme, de raccordement, conformité, contrat d’achat…). De votre côté, pensez à faire assurer votre installation !

Un compteur Linky est obligatoire pour bénéficier d’un contrat d’achat. Le dépôt d’une déclaration préalable de travaux est obligatoire si la hauteur est supérieure à 1,80 m.

Pour votre investissement, le temps de retour sur investissement se situe généralement entre 10 et 20 ans, selon le montant de votre devis (généralement entre 6 000 € et 10 000 €), le taux d’autoconsommation (idéalement supérieur à 60 %) et le coût de votre facture d’électricité.

Contactez-nous, nous disposons d’outils pour vérifier les devis et études des installateurs !

Vous pouvez également auto-évaluer votre devis en cliquant ici.

Attention aux arnaques ! Certains installateurs sont malhonnêtes et vous démarchent de manière agressive avec des devis aux montants élevés. Dans tous les cas, un coût d’installation supérieur à 15 000 € doit immédiatement vous alerter !

Aujourd’hui, il est possible d’acheter, en kit ou en pièces détachées, tout le matériel nécessaire pour réaliser une installation photovoltaïque en que vous installez vous-même, en autoconstruction (posée au sol de préférence).

Le coût de revient global de l’installation est alors plus faible que lorsque la pose est réalisée par un professionnel, les frais de main d’œuvre étant économisés. Les démarches administratives sont également simplifiées. Toutefois, quelques précautions s’imposent, car il faut s’assurer par soi-même du respect des règles de l’art et veiller à la sécurité du chantier et plus généralement de l’installation photovoltaïque.

Le montage et le raccordement doivent être effectués par une personne compétente en électricité.

Auto-installer ses panneaux solaires ne permet pas le respect des conditions d’application de l’arrêté tarifaire « S21 » qui exige le recours à un professionnel qualifié. Il ne sera donc pas possible de bénéficier des tarifs d’achat fixés par cet arrêté ni de percevoir la prime à l’investissement.

Les kits solaires « Plug & Play » sont destinés à l’autoconsommation totale sans vente d’excédent (CACSI : convention d’autoconsommation sans injection). Ils ne permettent généralement pas de couvrir le talon de consommation du foyer et servent plutôt à couvrir la consommation de certains équipements spécifiques (piscine, pompe, séchoir…).

Depuis le 1er octobre 2025, un nouveau taux de TVA à 5,5 % s’applique sur la livraison et l’installation de panneaux respectant les conditions suivantes : matériel de faible empreinte carbone, teneur en métaux lourd nulle ou très faible et installation intégrant un système de gestion de l’énergie (EMS) comme par exemple un routeur solaire connecté (qui permet de synchroniser la consommation avec la production solaire).

Pour les installations qui ne respectent pas ces conditions (la majorité des cas), un taux de TVA de 20 % s’applique (y compris pour les batteries de stockage).

L’impôt sur le revenu des installations photovoltaïques est applicable, sauf pour les installations en autoconsommation sans vente ou les installations de puissance de moins au égale à 3 kWc.

La taxe foncière est exonérée de manière permanente sur les propriétés bâties pour les immobilisations destinées à la production d’électricité d’origine photovoltaïque.

Pour maximiser le taux d’autoconsommation, l’ajout d’une batterie physique est possible. Cet investissement n’est pas toujours pertinent car le gain d’autoconsommation ne compense pas toujours le surcoût de l’installation. Contactez-nous pour en savoir plus !

Le stockage virtuel (sans investir dans une batterie physique) permet lui de comptabiliser le surplus injecté dans une sorte de « compte épargne énergie » nommé « batterie virtuelle ». L’énergie épargnée est alors récupérée lors des pics de consommation. Les flux comptabilisés sont gratuits. La rentabilité est supérieure à la revente de surplus via l’obligation d’achat du cadre « S21« .

Nous déconseillons cependant fortement cette option car elle incite à surdimensionner son installation, oblige à changer de fournisseur d’énergie et ne permet pas de revenir à l’obligation d’achat du cadre « S21« .

Retrouvez toutes les sources d’informations du photovoltaïque en secteur résidentiel ici.